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• Corso du Mimosa |
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Monsieur le Président du Comité Officiel des Fêtes de Cavalaire-sur-Mer, Cher Christian,
Mesdames et Messieurs les élus, chers collègues,
Mesdames et Messieurs les présidents d’association et membres de leur bureau,
Mesdames et Messieurs les chefs de service, agents communaux et salariés de l’Office de Tourisme,
Monsieur le Capitaine du corps des Sapeurs Pompiers,
Monsieur le Lieutenant de Gendarmerie,
Mesdames, Messieurs,
En préparant cette petite réception, je souhaitais avec Christian Ferrari faire un simple apéritif pour saluer celles et ceux qui ont préparé le corso de dimanche dernier.
Ce corso, premier depuis un quart de siècle, ce « premier corso du millénaire », a été une très belle fête et une très grande réussite, et nous voulions vous en remercier.
Puis comme en toute chose, il a fallu organiser cet apéritif, et dans l’urgence, préparer les commandes et le service. Il fallait surtout dresser la liste de ceux à inviter.
C’est en établissant avec Christian, la liste des personnes à inviter, que j’ai pris la mesure exacte de ce qu’avait été la préparation de notre Corso du Mimosa.
Il y avait là, un grand esprit d’équipe. « Equipe » avec un grand « E ».
Le corso de dimanche, ce n’est pas que le Comité des Fêtes ou son président.
Ce n’est pas que les associations.
Ce n’est pas que le personnel municipal, la police, les services techniques ou administratifs.
Ce n’est pas tant les pompiers ou la gendarmerie.
Ce sont tous les bénévoles, les dizaines de bénévoles, épouses, compagnes et enfants qui ont matériellement préparé, aidé et réalisé ce corso que l’on pouvait et que l’on devait inviter pour être tout à fait juste.
Alors, j’ai dit à Christian : « voilà, il faudrait songer à un tel, puis à un tel…. Christian tu n’as pas oublié tel président, telle personnalité, etc, etc ».
A mesure que j’allongeais la liste, je voyais le visage de Christian rougir.
Et il m’a dit, avec cet accent qui n’appartient qu’à lui : « Ecoute Annick, à ce rythme là, tu vas inviter tout Cavalaire ». Et comme c’est le COF qui ce soir paye l’apéritif, j’ai dû me ranger à la raison.
Mais ce que je voulais vous dire. C’est grâce à cette dynamique et cet enthousiasme, c’est grâce à cet esprit d’équipe que tout Cavalaire était là, à vous suivre et à vous applaudir.
Dimanche, il s’est vraiment passé quelque chose.
Vous avez fait renaître l’esprit du Corso de Cavalaire !
Pour moi, en tant que maire et surtout en tant que Cavalairoise, je dois vous dire combien j’y ai été sensible.
Vous avez donné du baume au cœur des Cavalarois, et je vous en sais gré, profondément gré.
Derrière vos chars, dimanche, c’était tout Cavalaire qui était avec vous.
Tout Cavalaire, actuel, présent, actif. Mais aussi celui qui nous est le plus cher, celui de notre jeunesse, de nos aînés, de nos pères.
Je le dis avec une certaine émotion, dimanche dernier, nous n’applaudissions pas que le Corso, nous n’étions pas heureux qu’à la simple vue des chars, tous aussi beaux et magnifiques, qu’ils étaient.
Non, ce qui vibrait en nous, c’est d’avoir pu renouer un fil qui s’était rompu.
C’est de la fierté que nous avons ressenti, et cela m’est allé droit au cœur. Et je crois que nous étions nombreux à ressentir cela.
Pour moi, Maire de Cavalaire, si il y avait une et une seule raison de vous remercier tous, ici, ce soir, c’est pour cela : Grâce à vous, Cavalaire, s’est retrouvée avec elle même, avec son histoire récente et avec son identité.
Merci à tous.
Merci à toi, Christian, mon ami.

Je veux ce soir ajouter une ou deux choses.
Il y a trois semaines, j’ai lu, sur une feuille dont je tairais le nom, des propos qui m’ont heurté, mais cela n’est pas grave. Mais qui s’en prenaient directement à notre commune et à ses habitants.
L’auteur – anonyme d’ailleurs, de ce texte - indiquait : Il ne faut pas que Cavalaire sombre – j’ouvre les guillemets – « dans cet espèce de communautarisme provenco-provençal » qui ne ferait « que nous renfermer sur nous-mêmes » et qui ferait croire que « seuls les gens nés ici seraient seuls des êtres biens nés ».
L’auteur mettait même en garde en déclarant que nous avions la « chance » - vous entendez bien « la chance » - de ne pas souffrir d’aucune habitude « pseudo folklorique ». Je ferme les parenthèses.
Le corso me donne l’occasion de répondre à ceux là, qui jamais ne proposent, qui jamais n’argumentent sur le fond et qui jamais ne vont au bout des dossiers.
D’abord, il ne faut pas confondre identité et communautarisme. Il y a une différence entre vouloir être ce que l’on est, et se couper du monde et des autres. On peut être l’un sans être l’autre.
Ensuite, il ne faut pas accuser d’enfermement ceux qui ouvrent notre ville et la font connaître à l’extérieur. Le corso de dimanche, c’était 6 à 10 000 personnes.
Bien sûr, il y avait une majorité de Cavalarois, mais c’est toute notre région qui était là. Il y avait des visiteurs de Toulon, de Marseille. Il y en avait d’Hyères et de tout l’Est du département.
Pour moi, il n’y a qu’un seul critère pour distinguer ce qui marche et ce qui ne marche pas : La satisfaction de mes administrés, le respect de notre identité culturelle et le dynamisme de notre économie locale.
Avec près de 10 000 personnes, avec du bonheur plein les yeux tout au long d’une journée, des clients de restaurant, des commerces bondés tout un dimanche, on peut faire la fine bouche et être absent de la tribune d’honneur quand on y est invité, mais personne n’est dupe.
Si certains parlent de « pseudo folklore », quand nous, nous parlons histoire et coutumes locales, ….
Si les mêmes parlent de « communautarisme provenco-provençal », quand nous voulons vivre nos traditions et saluer la mémoire de nos pères, libres à eux de s’exprimer pourvu qu’ils ne se posent plus en donneur de leçon.
J’ajoute d’ailleurs - et la coïncidence prend du sens - qu’en ce jour, nous avons assisté avec mon premier adjoint, à la messe de requiem et à l’enterrement du Cepoun de Saint Tropez. Je pense que les propos dont je viens de vous parler, sont aussi une forme d’injure à l’identité provençale, à la « provencalité » comme j’aime à le dire, et à ceux qui l’incarnent.
Voilà, je voulais vous parler de tout cela, pour défendre le travail que vous avez mené pendant de longs mois.
Le Corso n’est ni du folklore, ni du communautarisme, ceux qui pensent le contraire devront s’en expliquer.
Je veux donc, aujourd’hui, tous vous remercier et aussi tous vous encourager.
14 chars, 130 participants, 10 000 personnes présentes, c’est un bel objectif à dépasser pour l’année prochaine.
Il ne faut pas s’arrêter quand on a commencé aussi bien, un tel chemin.
Je me tourne donc vers tous les présidents, tous les bénévoles présents et le personnel municipal et les services de sécurité, pour saluer au nom de la Mairie, la qualité du travail réalisé.
Je veux encourager et remercier de la même manière tous les membres du COF.
Peut être aussi les remercier deux fois. D’abord pour le travail mené et ensuite pour avoir bravé et supporté le tempérament de feu d’un président tenace, haut en couleur et qui ne mâche jamais ses mots.
Votre capitaine vous a mené à bon port. C’est déjà beaucoup et c’est l’essentiel.
2010 ne sera pas 2009 et il faut penser, déjà, à faire mieux et plus fort. Je vous invite tous à relever ce challenge.
Avant que de conclure, c’est à Christian que je veux m’adresser.
Je veux vous faire une confidence.
Il y a 10 mois, et il le savait, je lui ai dit : « nous nous sommes engagés pendant la campagne sur le corso. Christian, tu dois être celui qui doit faire renaître le corso ».
En 10 mois, nous nous sommes rencontrés 4 fois. 4 fois, 10 minutes. Et chaque fois, c’était : « Christian tout va bien pour le Corso ? Et il me disait : Y a pas de problème ».
Je m’inquiétais un peu. Mais Christian, c’est comme les soldats, c’est la vieille école, celle dont on a tant besoin par ailleurs : Il va de l’avant, il courbe l’échine, il encaisse. Il ne dit rien.
Mais il sait ce qu’il veut. Et je sais qu’il le dit à ceux qui travaillent avec lui très directement, très, très franchement.
Alors à ceux là qui ont subi ses foudres, je veux dire un mot.
Dans la vie, le très bon est toujours un peu à côté du moins bon. Mais il ne faut pas se tromper. Christian est entier, avec un cœur gros comme ça. Ses petits défauts ne sont rien en comparaison de ses énormes qualités.
Cela il faut se le mettre bien en tête.
Pour une première édition, il était pour moi le seul à pouvoir réussir l’exploit que vous avez accompli ensemble.
Il fallait du courage, de l’abnégation.
Il fallait aussi de la foi, il y a 10 mois pour dire « OK, banco pour le corso ».
Christian est celui là, qui a réussi ce bel exploit, celui de faire renaître le plus beau des corsos celui du Corso du Mimosa de Cavalaire sur Mer, édition 2009.
Merci à vous tous, merci Christian.
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Le
20/02/2009 18:39:00 |
Annick NAPOLEON |
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