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  • cérémonie du 15 août 2009


 
Monsieur le Contre Amiral représentant Monsieur Hervé Morin, Ministre de la Défense ; Monsieur le Conseiller Général, Mesdames et messieurs les Elus, Mesdames et Messieurs les représentants des autorités civiles et militaires de l’Etat, Monsieur le Consul Général des Etats Unis, Mesdames et Messieurs les présidents d’associations, Chers Cavalairois, Chers concitoyens,

Aujourd’hui, devant cette baie, cette plage, qui fut le théâtre d’une des plus grandes opérations militaires de la seconde guerre mondiale, nous fêtons le 65ème anniversaire du débarquement des Alliés en Provence. Vous venez d’entendre le récit de cette journée. Il témoigne de l’abnégation dont ont fait preuve des milliers de jeunes soldats, à peine sortis de l’adolescence, qui sont venus verser leur sang sur cette terre de Provence.
Aujourd’hui, c’est leur « esprit de sacrifice » qui est mis à l’honneur. Sacrifice au nom de la démocratie ; Sacrifice d’une génération pour la liberté d’autres générations ; Sacrifice par le don de soi ; Sacrifice, enfin, par la souffrance et la mort. Les années ont passées. Soixante cinq ans. Presque trois générations. Et l’on pourrait oublier , oublier parce que l’on n’a pas connu cette époque ; parce que celles et ceux qui l’ont vécu sont de moins en moins là pour rendre témoignage – on pourrait oublier ce que signifie réellement, concrètement ce sens du sacrifice.
A l’heure où la France, à nouveau, perd ses enfants en Afghanistan, nous nous rendons compte de la dureté de l’épreuve de la mort de nos combattants. Aujourd’hui en France, on ne comprend pas, on refuse presque d’admettre qu’un soldat français meure sur un terrain d’opérations extérieures.
Il faut alors s’imaginer les souffrances et la force morale qu’il a fallu à une nation, à des centaines de milliers de jeunes américains, à leurs familles pour envoyer leurs enfants risquer la mort sur les champs de batailles européens.
En 1944, il s’agissait de dizaines, de centaines, de milliers de jeunes américains, mais aussi Anglais, Canadiens, Français qui perdaient leur vie et leur jeunesse en Italie, en Provence, en Alsace et en Allemagne.
La réalité : c’était du sang, des larmes, des mutilations définitives, des deuils, des souffrances morales qui mettront des années à s’estomper. Cette réalité, c’est elle qui fait qu’aujourd’hui nous voulons donner à ces cérémonies, autant d’importance, autant de solennité. Pour simplement ne pas oublier. Face à cette masse hallucinante d’atrocités commises durant la seconde guerre mondiale, il n’y a au fond qu’une seule question qui vaille d’être posée : Qu’est ce qui justifie qu’un Homme, prenne le risque de mourir et au nom de quelle valeur, fait-il ce sacrifice là ?
Le 15 août 1944 et l’esprit de sacrifice prennent alors une autre dimension. Ils dépassent la souffrance et la peine vécue dans les chairs et dans les cœurs, pour devenir un symbole, le symbole d’une fraternité et d’une entraide entre les peuples. Ils démontrent une communauté de vues et de destin. Ils signifient une même vision du monde et de son devenir. Le message du 15 août 44 est simple : « Il faut que pour toujours la barbarie et l’oppression cède devant la démocratie et la liberté ». Aujourd’hui l’égalité, les droits de l’homme doivent toujours s’imposer à l’autorité aveugle et policière. Le 6 juin et le 15 août 1944, la libération de la France, de l’Europe ouvrent une ère nouvelle. Celle d’une libération des nations et des peuples. Celle d’une démocratie plus universelle, plus laïque, plus fraternelle.
En ce sens, le message De notre libération est toujours d’actualité. Les idéologies manipulatrices et dominatrices sont et seront toujours un danger pour le monde libre. Il fût un temps avec Lafayette, où l’Europe et la France volaient au secours des Etats Unis pour qu’ils deviennent une véritable nation. En 1944, ce sont les Etats Unis qui venaient au secours de l’Europe. D’une certaine idée de l’Europe. Celle qui justement comme en 1774, défendait la liberté, les droits des peuples à résister à l’occupant, à disposer d’eux-mêmes.
Alors pour toutes ces raisons, nous devons notre reconnaissance à ces milliers de très jeunes soldats qui des Etats Unis, de France, d’Afrique, d’Angleterre ou du Canada, sont venus nous sauver, sauver notre pays. La ville de Cavalaire sur Mer ne peut oublier, elle portera toujours en son cœur ces hommes et leurs actes de courage. Leur sacrifice nous oblige. Il m’oblige parce que ma famille a été, en ce mois d’août 1944, libérée par ces troupes, et je tiens ici, à titre personnel et au nom de toutes ces familles Cavalairoises libérées ce jour-là, à les en remercier profondément. Cette cérémonie et l’hommage que nous voulons leurs rendre, se veulent le témoignage de notre reconnaissance infinie.
Aujourd’hui à Cavalaire, 18 vétérans français, anglais et américains sont face à nous. Pour témoigner.
Pour nous rappeler. Au nom de vous tous ici présents, je veux leur dire : « Nous vous rendons hommage. Nous rendons hommage à vos compagnons d’armes. Nous n’oublions pas. Nous n’oublierons jamais vos frères d’armes, ils sont aussi nos frères et ils sont morts pour nous, au combat ». Pour que Vive Cavalaire, Vive la république et vive la France !
Discours d’Annick Napoléon - Maire de Cavalaire sur Mer - 65ème anniversaire du débarquement Allié en Provence, le 15 Août 2009

«Nancy a le torticolis »... «Le chef est affamé »... Le 14 août 1944 Radio Londres diffuse ses messages pour la Résistance. Le 14 août 1944, l’Opération Dragoon est lancée, le débarquement en Provence commence : Les forces franco-américaines débarquent dans le sud de la France, elles ouvrent un deuxième front qui a pour but de prendre l’armée allemande en tenaille, entre le débarquement de Normandie et de Provence, comme le feraient «le marteau et l’enclume ».
Dans la nuit du 14 au 15 août, les premiers éléments débarquent sur la côte provençale, ce sont principalement des commandos français. Il y a les commandos d’Afrique à l’Ouest, au Cap Nègre et au Rayol-Canadel. Ce débarquement monopolisa 5 cuirassés, 10 porte-avions, 25 croiseurs, 109 torpilleurs et escorteurs ainsi que 1900 appareils de bombardement et de chasse, dont 200 embarqués. Les forces de débarquement comportaient 1 corps d’armée à 3 divisions d’infanterie américaine et une division aéroportée anglo-américaine. L’armée française était composée de 2 divisions blindées et 5 d’infanterie, plus de nombreux corps francs de choc et commandos. Le débarquement de la 7ème armée américaine du général Patch, le 15 août, fut précédé dans la nuit du largage de la 1ère division aéroportée du général Frederick ainsi que du débarquement du groupe naval d’assaut français, du groupe français de commandos d’Afrique et des commandos américains et canadiens. L’assaut naval comprenait trois divisions américaines qui ont formé les troupes d’assaut. L’assaut aérien quant à lui comprenait des parachutistes de la 2ème Brigade indépendante britannique, des parachutistes et des planeurs américains formèrent le gros de la troupe. Au sud Force Roméo (groupe français de commandos d’Afrique, lieutenant colonel Bouvet) débarque au Rayol pour réduire les défenses allemandes du Cap Nègre. La Force Sitka constituée de la 1st Spécial Service Force et commandée par le colonel Edwin E.Walker se charge la même nuit de détruire les batteries des îles côtières de Port-Cros et du Levant situées devant Hyères.  Trois divisions américaines ont formé la Force Kodak du général Lucian Truscott. Les troupes d’assaut du 6ème corps Américain sont elles-mêmes divisées en trois forces :
- La Force Alpha du général John W.O’Daniel, composée de la 3ème Division d’infanterie du Combat Command 1 de la 1re division blindée française du général Sudre, débarque du côté gauche à Cavalaire plage Alpha.
- La force Delta du général William W. Eagles, composée de la 45ème division d’infanterie, au centre à la Nartelle.
- La Force Camel du général John E. Dahlquist, composée de la 36ème division d’infanterie, du côté droit à Saint-Raphaël. L’objectif était de débarquer et de constituer une ligne de front de 25 km de profondeur (appelée Blue Line).

Puis, d’avancer vers la vallée du Rhône et prendre contact avec le 2ème corps français.
Au total, plus de 94 000 soldats et 11 000 véhicules ont été débarqués le premier jour. La nouvelle du succès rapide de cette attaque, avec une avancée profonde en vingt-quatre heures, a déclenché un soulèvement d’insurrection populaire dans Paris. En deux semaines la Provence aura été libérée. Grenoble est prise le 22 août (soit 83 jours avant la date prévue), Toulon le 23 août, Montélimar le 28 août et Marseille le 29 août. Les forces alliées, remontant la vallée du Rhône, rejoindront le 12 septembre, à Montbard, au cœur de la Bourgogne celles du front de l’Ouest. Le débarquement de Provence à majorité établi par les forces françaises, a eu lieu le 15 août 1944. Mais, celui-ci s’étendra jusqu’au 30 août et même au mois de septembre 1944.
Alain GHELFI
Premier Adjoint au Maire,
Chargé des Cérémonies Patriotiques

CEREMONIE DU 16 AOUT 2009
Monsieur le Conseiller Général, Monsieur le 1er adjoint, Mesdames et messieurs les élus, Mesdames et Messieurs les représentants des autorités civiles et militaires de l’Etat, Mesdames et messieurs les présidents d’associations, Chers Cavalairois, Chers concitoyens,
A l’aube du 15 août 1944, la première vague des troupes alliées déferlait sur les plages de Cavalaire.
Le même jour, la route de Toulon était ouverte. Après les difficultés rencontrées en Italie lors de la marche sur Rome, à Monte Cassino et à Anzio, ce débarquement a été immédiatement un succès militaire. Car si les alliés sont dans le Var à cette date, le 15 septembre, les troupes du général de Lattre de Tassigny sont déjà aux portes de l’Alsace, à un pas du Rhin et de l’Allemagne. En un mois, la ligne de front a progressé de 600 kilomètres. Les Alliés ont été les artisans de cette journée du 15 août 1944. Mais ce débarquement n’est pas qu’une parenthèse dans le temps. Il est une opération militaire qui s’inscrit dans une stratégie globale, opérationnelle et tactique.
Le débarquement du 15 août 44 a connu un avant et un après. Un avant, pour préparer et faciliter le débarquement. Un après, pour accompagner la poussé militaire plus loin au cœur de la France. Et c’est justement dans cet avant et cet après, que la France et ses soldats vont se faire remarquer.
Morte en 1940, l’armée française se reconstitue dans le plus grand secret en Afrique du Nord. C’est l’armée d’Afrique, mais c’est l’armée de toutes les Frances, 75% des effectifs sont d’origines Nord Africaines. Au milieu de l’année 1943 ce sont environ 700 000 hommes que les français pourront mettre à la disposition des alliés. Dans les rangs se côtoient marocains, algériens, corses, métropolitains engagés ou mobilisés, évadés de France par l’Espagne, volontaires des forces françaises libres, cadres d’active, Européens et Européennes originaires d’Afrique du Nord. Le mérite d’accomplir l’énorme tache qu’entend lui conférer le Général De Gaulle : rendre à la France son honneur militaire, en sera d’autant plus grand.
Dès le mois de juillet 1943 la mise sur pied d’une armée française est proposée aux alliés conjointement par les généraux De Gaulle et Giraud : sont principe en est accepté, l’armement en matériel moderne de plusieurs divisions est décidé et sa participation à la campagne de libération de l’Europe et de la France en particulier, est retenue. C’est cette armée d’Afrique qui va débarquer en Provence.
Le 14 août - pendant la phase préparatoire, ce sont les commandos de Marine français qui vont faciliter l’opération. En prenant d’assaut en pleine nuit le cap Nègre, ils coupent la route du Lavandou.
Le 16 août, c’est toute la première armée française qui débarque.
En Normandie, le 6 juin 1944, nous avions à peine deux cent soldats lors du débarquement. Le 16 août, ce sont 65 000 hommes, tous français, et 9 300 véhicules de guerre qui débarquent à Cavalaire.
Le débarquement de Provence est donc synonyme d’honneur militaire retrouvé. 4 ans après la signature de la capitulation dans le wagon de Rethondes, la France répond à l’injure du IIIème Reich.
Aujourd’hui, c’est un hommage mérité que nous rendons à ces soldats. Ils ne furent rien d’autres que des éclaireurs et des sentinelles. Sentinelles, parce qu’avec le général de Lattre de Tassigny, ils veillaient désormais au devenir de notre patrie. Eclaireurs, parce qu’avec le général de Gaulle, ils ouvraient la voie à une France nouvelle, moderne, libérée. Ces soldats ont permis à notre pays de se relever. Ils ont combattu les forces nazis sur tous les théâtres d’Afrique, de France et d’Europe centrale. Vainqueur sur les champs de batailles, ils l’ont été sur celui des valeurs et des principes. Avec eux, c’est la barbarie qui tombe. Avec eux, s’achèvent l’horreur des camps, de la torture, des rafles, des exécutions en masse, des arrestations furtives à l’aube, des enfants que l’on arrache à leur mère, des pères que l’on assassine. Avec eux, ce sont les droits de l’Homme qui gagnent et s’imposent au régime Nazi.
Alors, pour le patriotisme qui les a décidés à partir à la guerre, pour le courage physique qui les a conduits à la victoire, pour l’honneur de la France retrouvé grâce à cette juste victoire, nous devons nous tourner vers eux et les remercier d’avoir contribué à libérer notre pays et d’avoir restaurer en Europe la démocratie. Vive Cavalaire, Vive la république et Vive la France !

DISCOURS D’ANNICK NAPOLEON, Maire de Cavalaire sur Mer
65ème anniversaire du débarquement Allié en Provence - 16 AOÛT 2009

16 août 1944, l’opération Anvil-Dragoon est confiée, pour les opérations terrestres, à la 7ème Armée US, commandée par le général Patch, et l’Armée-B, sous les ordres du général de Lattre de Tassigny. Sept divisions françaises sont concernées : cinq d’infanterie (1ère DFL, 2ème DIM, 3ème DIA, 4ème DMM, 9ème DIC) et deux blindées (1ère et 5ème DB). Ces unités françaises forment la nouvelle «Armée-B ». Elle est composée en majorité de Pieds-Noirs, de troupes coloniales d’Afrique du Nord et d’Afrique Noire.
S’y retrouvent également plusieurs milliers d’évadés de France par l’Espagne qui ont pu rejoindre l’Afrique du Nord ou l’Angleterre, après un séjour plus ou moins long dans les prisons franquistes.
Selon le timing établit, l’Armée-B devra normalement débarquer en second échelon, le 16 août 1944, après les Américains. Cependant, les commandos français du lieutenant-colonel Georges-Régis Bouvet appuient les Rangers américains dans leur approche des côtes dans la nuit du 14 au 15 août 1944. Ils débarqueront au Cap Nègre. C’est l’opération Roméo. C’est un officier de réserve, ancien de 1914/1918, évadé de France par l’Espagne, qui a le premier rendez-vous avec la France quand il accoste sur la plage du Rayol, un peu après minuit. Les commandos français enlèvent par surprise la batterie côtière allemande défendant le Cap Nègre.
Dans la seconde partie de la nuit, une opération aéroportée alliée est effectuée au sud de Draguignan : 10 000 parachutistes de la 17ème Division aéroportée US, partis d’Italie. A l’aube, l’aviation américaine pulvérise les défenses des plages sur lesquelles sont déversées 800 tonnes de bombes, relayée par l’artillerie navale au large.
Les 3ème, 36ème et 45ème Divisions d’infanterie du 6ème Corps US peuvent alors prendre pied sur la côte méditerranéenne française. Ce premier jour, les Américains libèrent les îles d’Hyères, Cavalaire, Saint-Tropez, Sainte-Maxime. Saint-Raphaël et Fréjus ne tomberont que le lendemain. Ils commencent leur progression à l’intérieur des terres et libèrent Draguignan. Le 16 août 1944, en soirée, c’est au tour des Français de débarquer. La 1ère Division Française Libre sur la plage de Cavalaire, la 3ème Division d’infanterie Algérienne, le QG de l’armée-B et le CC2 de la 1ère DB sur la plage de la Foux, au fond de la baie de Saint-Tropez. Le PC de de Lattre de Tassigny s’installe à Cogolin. Les Américains poussent en direction du Nord par la rive gauche du Rhône et la route des Alpes. L’Armée-B a pour mission de prendre Toulon et Marseille et remonter ensuite le Rhône par sa rive droite.
Toulon est une pièce maîtresse du «Südwall », version méditerranéenne du «Mur de l’Atlantique ». Il  charge le général Diégo Brosset et sa 1ère DFL d’attaquer de front le camp retranché de Toulon par l’est, afin d’attirer à l’extérieur le maximum d’effectifs adverses. Le général Goislard de Montsabert avec sa 3ème DIA est chargé d’une mission de débordement de la ville par le Nord et l’Ouest, en amorçant parallèlement son avancée vers Marseille. La 1ère DFL est complétée des éléments débarqués de la 9ème DIC du général Joseph Magnan, et par des commandos d’Afrique, l’ensemble étant coordonné par le général Edgard de Larminat. La couverture des opérations incombe à la 1ère Division blindée française du général Jean Touzet du Vigier, qui se porte vers Aix. L’investissement de Toulon est complet les 20 et 21 août 1944. Le 20 août, à 8 h, le colonel François de Linares et son 3ème Régiment de Tirailleurs Algériens débouchent des collines au nord de Toulon et pénètrent dans la ville, ou il se heurte à une vive résistance allemande.
Simultanément, l’avance du reste de la 3ème Division Algérienne s’infléchit vers Marseille. Le lendemain, Bandol est libérée par les blindés du 7ème RCA du colonel van Ecke et du 2ème RSAR du colonel Le Coq. A l’Est, le groupement de Larminat, après des combats acharnés, franchi la première ligne de défense allemande. Le 21 août, le fort du Coudon, pivot de la manœuvre, est enlevé par les commandos d’Afrique du capitaine Ducournau. Les jours suivants voient le démantèlement du dispositif allemand, la prise du Mont-Faron, la capitulation de plusieurs points d’appui qui sont les plus durs moments de la bataille de Toulon. Les sénégalais de la 9ème DIC vont mettre près d’une semaine pour réduire un par un, au corps-à-corps, au lance-flamme et à la grenade, les dernières positions allemandes, farouchement défendues.
Second objectif assigné à l’Armée-B française, après Toulon : La prise de Marseille. Le 19 août 1944, alors que des unités de reconnaissance de la 3ème Division d’infanterie algérienne s’emparent de l’important carrefour du Camp-du-Castelet, à mi-chemin de la route Toulon-Marseille, le comité de libération marseillais proclame la «Grève générale insurrectionnelle ». De Monsabert, sans attendre, s’assure le contrôle d’Aubagne, clef de voûte de la défense extérieure de Marseille qui résiste violemment pendant deux jours contre le Combat Command (CC) du général Aimé Sudre, de la 1ère Division blindée, secondé par le 2ème Groupe de Tabors Marocains. Simultanément, le 3ème DIA lance son infanterie familiarisée avec les combats en montagne, le 7ème Régiment de Tirailleurs Algériens et le 1er Groupe de Tabors Marocains, dans une manœuvre par les collines surplombant la ville. Elle doit permettre l’accès aux faubourgs Nord et Nord-Est de Marseille. L’infiltration réussit et surprend complètement les Allemands. Telle est la situation résumée, le 22 août 1944 au soir.
Cependant, il est urgent de venir en aide aux FFI de Marseille. De Monsabert fait alors franchir les limites de la ville par un bataillon du 7ème RTA (3ème DIA) et les Sherman du 2ème Régiment Cuirassiers (1ère DB). Le 23 août 1944 au soir, les Algériens du 7ème RTA et quelques chars du 2ème Régiment Cuirassiers de la 1ère Division blindée parviennent au cœur de la cité. Le 25 août 1944, la basilique Notre-Dame-de- la-Garde de Marseille tombe aux mains des Tirailleurs algériens et le drapeau français est hissé à son sommet. Ainsi s’achève la bataille de Marseille livrée quasiment en même temps que celle de Toulon.
Sans désemparer, l’Armée-B de de Lattre se lance dans la poursuite de l’ennemi en déroute. Le 15 septembre 1944, deux Corps d’armée français sont formés, le premier commandé par le général Bethouart, le second par le général Goislard de Monsabert. L’Armée-B est renommée officiellement
«1ère Armée française ».
Alain GHELFI
Premier Adjoint au Maire,
Chargé des Cérémonies Patriotiques

Le 17/08/2009 20:04:00 Annick Napoléon
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