Madame Elsa Di MEO, Conseillère régionale représentant Monsieur Michel VAUZELLE, Président du Conseil Régional, Monsieur Xavier DELESTRE, Conservateur régional de l’archéologie pour la Région Provence Alpes Côte d’Azur, représentant Monsieur François BROUAT, Directeur régional des affaires culturelles, Monsieur Claude BERARD, Adjoint au Maire, représentant Monsieur Jean Pierre TUVERI, maire de Saint Tropez, Mesdames et messieurs les élus des communes du Golfe de Saint Tropez, Madame Valéry GRARD, adjointe au Maire en charge de la Culture, Mesdames et messieurs les Elus, chers collègues, Mesdames, Messieurs, Très chers cavalairois,
Merci à chacun d’entre vous d’être là.
Votre présence en nombre témoigne d’un double attachement. A notre ville, d’abord, pour ce qui s’y fait, et pour ce qui vous est proposé en termes d’actions culturelles.
Elle témoigne aussi de votre goût et de votre passion pour l’histoire.
Tous ici, que je me tourne vers Monsieur Berard, que je me tourne vers Monsieur Delestre, Mademoiselle Valéry Grard, ou vers le directeur et les agents de l’Office Municipal de la Culture, avons en commun, l’histoire.
Pour ceux présents et non cavalairois, c’est peut être l’histoire avec un grand « H », celle qui étudie et qui dessine les grandes lignes de forces et l’évolution des civilisations et des peuples.
Pour ceux d’ici, cavalairois ou de la presqu’ile de saint Tropez, c’est l’histoire au singulier, la « microhistoire » qui est notre passion.
Qu’il s’agisse des traditions, des usages ou de la langue provençale ou qu’il s’agisse de l’histoire plus ancienne, nous avons une vraie affection, une vraie passion – affective et scientifique à la fois, pour la culture latine et méditerranéenne.
Pour moi, et pour toute mon équipe, permettre que s’ouvre un tel lieu est une revanche. Une revanche sur un a priori que nous voulions combattre.
Non Cavalaire, n’est pas simplement né en 1929 d’un décret ministériel.
Non, nous ne sommes pas qu’une commune de villas et de résidences secondaires ou d’immeubles résidentiels construits pour la seule période estivale.
Non, enfin, notre commune ne se résume pas à un bilan de fréquentation et des chiffres d’une économie qui ne serait que touristique.
Cavalaire, comme Gassin, comme Grimaud, comme Saint Tropez ou Ramatuelle, quoique d’une façon plus modeste, a des siècles d’existence.
Nos racines – celles d’un petit peuple de pêcheurs et d’agriculteurs – remontent au moyen-âge, et au-delà du moyen-âge, à la plus haute antiquité.
Sur cette route maritime nord de la Méditerranée, Cavalaire, Heraclea Caccabaria étaient, entre Rome et l’Espagne, entre les villes de Olbia et Forum Julii que sont maintenant Frejus et Hyères ; Oui, Cavalaire était, il y a 2200 ans déjà sur cette route, un comptoir et une étape importante.
Cette histoire perdue, cette histoire oubliée, nous voulions avec quelques amoureux d’histoire locale, nous voulions avec la Direction régionale des affaires culturelles, la faire revivre.
Car si elle était oubliée, elle n’était pas morte.
Au centre archéologique du Var, il y a un endroit à l’abri des regards et de la lumière, où se trouve justement notre mémoire antique.
J’avais, avec quelques amis, depuis déjà quelques années, l’idée de faire revivre cette mémoire. Nous trouvions à l’époque qu’il y avait là une part de notre identité. Nous trouvions utile, pour ne pas dire plus, de la remettre à l’honneur.
Il y a un an, cette idée a été relancée. Elle a été retravaillée, techniquement, scientifiquement.
Elle a abouti enfin à un projet finalisé.
Il s’agissait de réunir dans une salle municipale dédiée, ce que nous pouvions des résultats des fouilles antiques réalisées à Cavalaire.
Je veux ici remercier d’abord la direction régionale des affaires culturelles. Et spécialement, Monsieur Xavier DELESTRE, Conservateur régional de l’archéologie, sans qui, aujourd’hui comme demain, rien ne serait possible.
Grâce à eux, à leur compétence, à leurs conseils techniques et essentiellement à leur collection, nous avons aujourd’hui, un espace archéologique municipal à Cavalaire.
Il est la première pierre, d’un ensemble que nous souhaitons plus ambitieux, plus complet, plus riche et qui permettrait de mieux encore mettre en valeur Cavalaire et le golfe de saint Tropez antiques.
Aux premières poteries, jetons, flacon-amphores et restes de dolium, s’ajoutent lampes à huile, gobelets en verre et autres objets de la vie quotidienne.
Je veux aussi à côté des institutionnels incontournables pour ce type de dossier, certains acteurs et particuliers. Je veux citer ici Monsieur Roger Miraglio, le groupe Patrigani, et enfin, parce qu’il nous faudra repartir sur de nouvelles bases, l’association Aristide Fabre avec qui demain, l’espace archéologique devra prendre un nouvel essor.
Dans le cadre d’un partenariat encore plus resserré entre la ville, l’Etat et ces acteurs locaux, je souhaite, j’espère et j’appelle de mes vœux à ce que ce projet dont nous posons ici en quelque sorte la première pierre, soit à moyen terme une pleine et encore plus parfaire réussite.
A tous donc, pour le travail fourni, pour le travail à venir merci.
Pour les agents de l’office municipal de la Culture et son directeur, merci également.
Je sais qu’ils se sont dépensés sans compter depuis des mois. Je sais parfaitement ce que nous leur devons pour ce qui vous est présenté ce soir.
A vous cavalairois, la commune vous offre cet espace pour mieux connaitre ce que fut ce site exceptionnel de Cavalaire il y a deux millénaires.
C’est à un début de découvertes sur le chemin de notre histoire, que mon équipe et moi-même nous vous convions.
Les hommes, il y a deux mille ans, ont fait tout comme nous le choix de ce site et de cette baie exceptionnels pour s’installer et vivre. Entre eux et nous, il y a le même goût pour ce bout de territoire.
Vous apprendrez à mieux les connaître, à mieux vous connaître, en découvrant ces quelques objets, en lisant les panneaux d’information et en consultant toutes cette documentations que nous mettons à votre disposition.
Merci à chacun d’entre vous.