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Mesdames et messieurs les représentants des administrations de l’Etat, Monsieur l’adjoint, délégué aux cérémonies officielles et patriotiques, Mesdames, Messieurs les élus, Cher collègues, Mesdames, Messieurs,
Merci à tous, Merci à chacun d’entre vous, d’être parmi nous.
Pour moi, assister aux célébrations officielles de la fête nationale, c’est avant tout être citoyen.
C’est dire et comprendre que le passé porte un message. Que l’histoire a un sens.
Il y a longtemps, d’autres français, nos parents, grands parents, nos aïeux ont fait des choix. Des choix qui expliquent que la république française est portée en modèle à travers le monde. Des choix, enfin, qui font que la France est une terre exceptionnelle parmi les nations du monde.
Aujourd’hui, en assistant comme vous le faites, en tant que citoyen, il faut savoir s’interroger :
Quel sens doit-on donner à une manifestation nationale ?
Pourquoi en 2010, célébrer 1789 ?
Pourquoi entretenir en mémoire, un événement vieux de 221 ans ?
A ces questions, Chacun d’entre nous doit pouvoir y répondre personnellement.
Être français, être en démocratie, c’est aussi réfléchir à sa propre condition de citoyen.
Ce que je veux dire, pour ma part, en tant que Maire de Cavalaire c’est que la société, le monde dans lequel nous vivons, l’époque qui est la nôtre en ce début de millénaire, ne cesse de questionner et de prendre à partie l’idée de République.
Aujourd’hui, quand nous ouvrons la télé, quand nous feuilletons nos journaux, quand nous surfons sur le net, c’est toujours la même question qui revient : la place des Valeurs dans le monde.
Et la « place des valeurs » interroge très directement l’actualité et la force des principes de la république et de la démocratie.
Cette date historique que nous célébrons aujourd’hui doit donc pour nous être porteuse de civilisation et de paix.
Voilà le message essentiel.
Il nous faut le porter haut. En parler à nos enfants, le rappeler aussi à nos concitoyens quand ils oublient de voter ou quand ils critiquent la politique et qu’ils se gardent bien de tout engagement, de tout acte civique.
Ce que je veux dire enfin, c’est que le devoir de mémoire exige une volonté et un effort continus.
Être citoyen, ce n’est pas l’affaire de 24 heures, certains dimanches matin. On n’est pas citoyen simplement, et même si c’est beaucoup, en se contentant de voter.
Etre citoyen c’est agir, militer pour la république et la démocratie.

Construire une république est l’œuvre de générations de citoyens au pluriel.
Mais il faut que quelques mois, que quelques jours, comme en mai 40, pour qu’une république s’effondre ou soit sur le point de l’être.
Une république est donc une chose fragile.
Son édification est lente.
Je veux ajouter ici que l’on croit bien souvent et à tort que la république française est née naît et s’est achevée en 1789.
C’est faux.
1789 nous donne la déclaration des droits de l’Homme, mais il faut attendre 1848, pour avoir le suffrage universel et l’abolition de l’esclavage.
Il faut attendre 1881 pour avoir la loi sur la liberté de la presse. L’enseignement devient gratuit en 1881. Il est rendu obligatoire et laïc en 1882.
1901 consacre la liberté d’association et c’est en 1905 qu’est consacré le principe de séparation de l’église et de l’Etat. Il faut ajouter le droit de vote aux femmes en 1944. Les droits sociaux et économiques seront enfin consacrés dans la constitution de 1946.
Voilà. La république est le résultat d’un long processus.
Il a fallu au bas mot 150 ans pour faire la république française.
Et j’oublie ici volontairement, les lois sur la décentralisation, l’IVG ou sur la peine de mort qui ont achevé, avec la construction de l’Europe, notre république.
La république a et a eu donc un coût. C’est cela qu’il faut avoir à l’esprit à l’heure du terrorisme, à l’heure de l’intolérance et de si grands malheurs de part le monde. La république, cela a été deux siècles de sacrifices, de défaites militaires, d’invasions, de larmes et de sang versés.
Négligé de commémorer la république, c’est jeter un voile, tirer un trait sur ce qui a été fait
et sur ceux qui l’on fait. C’est donc oublier nos pères, ces républicains et ces républicaines qui ont construit l’un des plus beaux pays du monde. Etre républicain c’est donc une forme
de l’honneur d’être français. De l’honneur d’être les enfants de la République.
Fêter le 14 juillet, c’est entretenir la flamme du patriotisme.
La flamme d’un patriotisme éclairé, fier d’une France qui aide à construire le monde et à fabriquer des citoyens. Des citoyens tolérants, des citoyens solidaires, des citoyens généreux.
Merci à tous de votre présence et de votre participation civique.
Et bien sûr vive Cavalaire, et vive la France.
Annick Napoléon
Maire de Cavalaire-sur-Mer
Conseillère Régionale Provence-Alpes-Côte d’Azur
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